Pourquoi pas
En passant au détour des jours et des fils et des mots. Je l'ai crié haut et fort (à moi même) depuis janvier, deux mille dix huit est l'année du retour des blogs personnels, c'est l'année enfin où il faut se remettre à écrire pour soi, à écrire en long et plus en cent quarante deux cent quatre-vingt caractères, il faut se remettre à écrire avec caractère.
Je me le suis répétée, qu'il fallait écrire plus, qu'il fallait coucher sur le papier ce à quoi je pense en regardant passer les paysages du train, du bus, de l'avion, du covoiturage, qu'il fallait prendre le courage d'allonger les phrases et les mots. C'est un peu narcissique, je me suis dit que ça valait le coup, peut être, d'écrire plus long, plus fort, plus doux, plus pour tout le monde et plus pour personne aussi.
J'ai mis du temps à prendre mon courage et mon clavier à deux mains, c'est sûrement car ce soir, alors que j'écoute du piano, alors que mes pieds sont froids, mon cœur lui est serré, décontenancé, à l'idée des transformations à venir. Dans quelques jours je prends un avion, pour aller dans un pays où je n'aurais jamais imaginé habiter, pour habiter où d'ailleurs je ne sais pas, je m'éloigne de mes douces amies, de mon bel appartement, du garçon qui sent l'amande, de la ville tentaculaire. Je m'éloigne de tout ce qui faisait mon quotidien et envahissait mon quotidien depuis maintenant un an et demi. En deux mille dix huit cette année qui semble comme le butoir le point de non-retour, celui où enfin il faut grandir, l'année où j'aurai l'âge auquel ma mère m'a mis au monde, je n'ai la prétention de rien mettre au monde moi, si ce n'est quelques mots sur un "blog" personnel, cette chose qui ne semblait même plus exister en deux mille dix huit, et qui fut pourtant pour moi le point de départ d'une grande épopée numérique, les blogs c'était la fenêtre sur le monde à travers mon ordinateur. Aujourd'hui cette fenêtre elle m'étouffe elle m'inhale parfois j'ai l'impression de m'y jeter comme on se jetterai d'une falaise, alors chacun ses tentatives pour domestiquer ses peurs et sublimer les écueils sur la route. J'ai peur de ce qui m'attend et j'ai peur de m'y perdre alors voici un endroit pour se retrouver.
Je me le suis répétée, qu'il fallait écrire plus, qu'il fallait coucher sur le papier ce à quoi je pense en regardant passer les paysages du train, du bus, de l'avion, du covoiturage, qu'il fallait prendre le courage d'allonger les phrases et les mots. C'est un peu narcissique, je me suis dit que ça valait le coup, peut être, d'écrire plus long, plus fort, plus doux, plus pour tout le monde et plus pour personne aussi.
J'ai mis du temps à prendre mon courage et mon clavier à deux mains, c'est sûrement car ce soir, alors que j'écoute du piano, alors que mes pieds sont froids, mon cœur lui est serré, décontenancé, à l'idée des transformations à venir. Dans quelques jours je prends un avion, pour aller dans un pays où je n'aurais jamais imaginé habiter, pour habiter où d'ailleurs je ne sais pas, je m'éloigne de mes douces amies, de mon bel appartement, du garçon qui sent l'amande, de la ville tentaculaire. Je m'éloigne de tout ce qui faisait mon quotidien et envahissait mon quotidien depuis maintenant un an et demi. En deux mille dix huit cette année qui semble comme le butoir le point de non-retour, celui où enfin il faut grandir, l'année où j'aurai l'âge auquel ma mère m'a mis au monde, je n'ai la prétention de rien mettre au monde moi, si ce n'est quelques mots sur un "blog" personnel, cette chose qui ne semblait même plus exister en deux mille dix huit, et qui fut pourtant pour moi le point de départ d'une grande épopée numérique, les blogs c'était la fenêtre sur le monde à travers mon ordinateur. Aujourd'hui cette fenêtre elle m'étouffe elle m'inhale parfois j'ai l'impression de m'y jeter comme on se jetterai d'une falaise, alors chacun ses tentatives pour domestiquer ses peurs et sublimer les écueils sur la route. J'ai peur de ce qui m'attend et j'ai peur de m'y perdre alors voici un endroit pour se retrouver.
Ça fait boom dans mon coeur de relire tes mots que j'ai aimé lire et relire pendant toutes ces années. Ça me manquait & j'ai hâte de lire la suite. Prend soin de toi dans tes lointaines contrées, et n'oublie pas que je suis toujours là, quelque part, pour t'offrir un coin de coude. Même virtuel..
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